Académie des Beaux-Arts de Kinshasa : Conversation avec le photographe de la mémoire Sammy Baloji

Le Département de photographie de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa a organisé le mardi 19 août 2025, à l’occasion de la Journée internationale de la photographie, une conversation avec l’artiste photographe Sammy Baloji. Un moment riche et immersif empreint de mémoire qui a coïncidé avec la célébration du centenaire de la photographie congolaise.

Véritable outil de mémoire qui capture les instants, vecteur essentiel de transmission culturelle et de préservation de l’héritage , miroir du changement social, la photographie porte en elle une symbolique constructive et façonne notre quotidien. À travers sa force d’archivage, la dimension éclectique de son langage et sa valeur créatrice, elle nous parle, réveille chaque souvenir et raconte une histoire.

Photographe de la mémoire, Sammy Baloji a, à l’occasion de cette conversation, insisté sur la préservation de celle-ci, faisant recours à d’autres disciplines.

« Une image raconte une histoire. L’image arrive à activer une mémoire de souvenirs et à partir de ce moment où ça devient aussi un élément qu’on peut associer à un autre et pouvoir créer un langage à partir de ça (…) C’est à travers ces autres disciplines scientifiques que j’arrive à m’informer. Ce qui est important c’est que comment les étudiants s’ouvrent à d’autres disciplines, à la recherche, à la lecture, mais c’est aussi comment ces autres disciplines sont accessibles, et ça c’est un travail d’infrastructures que l’État congolais devrait faire », a-t-il insisté.

Chef du Département de photographie, Arsène Mpiana s’est réjoui de ces échanges qui auront permis surtout aux étudiants de tirer leur épingle du jeu et de saisir la symbolique de leurs projets à travers l’invétéré de la mémoire Sammy Baloji.

« Nous avons occasionné cette conversation pour les jeunes, qu’ils puissent entrer en conversation directe avec Sammy Baloji, lui poser leurs problématiques personnelles, qu’ils essaient de réfléchir sur leurs projets personnels pour envisager aussi d’autres espaces internationaux. Parce que le Département se positionne comme une maison de formation pour permettre aux jeunes aussi d’avoir cette légitimé, cette authenticité de raconter le narratif congolais », a-t-il souligné.

Notons que cette conversation rentre dans le cadre des ateliers de la pensée de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, exercice de construction de la qualité qu s’inscrit dans le but de créer un écosystème pour les jeunes mordus de connaissances.

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