Critique Talk : L’expo « Abstraire » de l’Artiste Henri Kalama Akulez passée au peigne fin

Dans une approche maïeutique et d’analyse en profondeur, l’exposition Abstraire de l’artiste Henri Kalama Akulez a été passée au crible le samedi 13 juin en marge d’une séance de critique talk animée par l’artiste, critique d’art et écrivain Patrick Tankama à Texaf Bilembo, lieu même de l’exposition.

Cette conversation née du concept Krithika Artprojects a été une occasion de confronter les idées à partir d’un dialogue intellectuel tracé par des voies constructives de valorisation de la médiation, de l’étude des œuvres et de l’accompagnement de l’artiste.

Ces discussions riches ont permis à l’artiste Henri Kalama de lever le voile, après un regard critique posé par son convive, sur notamment la logique de prolongement de son travail à partir duquel a mûri sa technique, son identité substantielle et le rapprochement de son œuvre à celle de ses références en l’occurrence Anselm Kiefer, Zao Wou-Ki et Gerhard Richter. En outre, l’artiste Henri Kalama Akulez a expliqué sa motivation de s’extirper d’un style « distribué », et sa rigueur à vouloir être soi-même.

« Chaque personne doit être différente. Il ne faut pas qu’on vous impose un style particulier », a-t-il souligné faisant référence aux artistes congolais modernes qui s’inspiraient des peintres africanistes voyageurs.

Pour Patrick Tankama, l’œuvre d’Henri Kalama Akulez revendique son audace et affirme sa personnalité. « C’est un artiste post-national, il cherche à affirmer sa personnalité, il a une position idéologique, une prise de parole, une conscience. »

Notons que Krithika Artprojects est une initiative qui allie intrinsèquement l’artistique au scientifique. Il est l’implémentation des embranchements du domaine de la « critique d’art » contemporaine dont : l’accompagnement, le suivi, l’évaluation et la médiation.

Pour rappel, l’exposition Abstraire de l’artiste Henri Kalama Akulez ouverte depuis le 22 mars, fermera ses portes le 20 juin prochain.

Leave a Reply